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vendredi, septembre 29, 2017

Combien de chevaux pour cette licorne ?

Pour l'exposition "Les secrets de la licorne", une magnifique voiture de collection trône dans l'entrée du musée des beaux-arts:


 Sa marque ? Corre-La licorne 
















mercredi, septembre 27, 2017

Caracoler


Photographiée par Cergie, dessinée par un de ses voisins, une licorne qui caracole.
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La licorne au jardin


Un beau matin, un homme assis devant son petit déjeuner quitta des yeux ses œufs brouillés pour voir qu’une licorne blanche avec une corne d’or au milieu du front paissait paisiblement les roses du jardin. L’homme se rendit dans la chambre à coucher où sa femme dormait encore et la réveilla. « Il y a une licorne dans le jardin, dit-il. Elle est en train de manger les roses. » Sa femme ouvrit un œil hostile et le regarda. « La licorne est un animal mythique », dit-elle, et elle lui tourna le dos. L’homme descendit lentement les marches qui conduisaient au jardin. La licorne était toujours là. A présent, elle broutait les tulipes. « Tiens, licorne », dit l’homme et il arracha un lys qu’il lui tendit. La licorne le mangea d’un air grave. Le cœur plein d’allégresse parce qu’il y avait une licorne dans son jardin, l’homme remonta au premier et tira à nouveau sa femme de son sommeil. « La licorne, dit-il, a mangé un lys. » Sa femme s’assit dans son lit et le regarda froidement. « Tu es dingue, dit-elle, et je vais t’expédier dans une maison de dingues. » L’homme, qui n’avait jamais beaucoup aimé les mots « dingue » et « maison de dingues », et qui les aimait d’autant moins par un matin ensoleillé où il y avait une licorne au jardin, réfléchit un instant. « Nous verrons », dit-il. Il regagna la porte. Puis il retourna au jardin regarder la licorne, mais la licorne était partie. L’homme s’assit au milieu des roses et s’endormit.
Dès que son mari eut quitté la maison, la femme se leva et s’habilla aussi vite que possible. Elle était tout excitée, elle avait le regard triomphant. Elle téléphona à la police puis à un psychiatre ; elle leur demanda de venir chez elle immédiatement et d’apporter une camisole de force. A leur arrivée, les policiers et le psychiatre prirent place dans des fauteuils et la regardèrent avec grand intérêt. « Mon mari, dit-elle, a vu une licorne ce matin. » Les policiers regardèrent le psychiatre et le psychiatre regarda les policiers. « Il m’a dit qu’elle a mangé un lys », dit-elle. Le psychiatre regarda les policiers et les policiers regardèrent le psychiatre. « Il m’a dit qu’elle a une corne en or au milieu du front », dit-elle. Sur un signe du psychiatre, les policiers bondirent de leur fauteuil et s’emparèrent de la femme. Ils eurent du mal à la maîtriser car elle leur opposait une résistance farouche, mais à la fin ils y parvinrent. Au moment où ils lui passaient la camisole de force, le mari rentra à la maison.
« Avez-vous dit à votre femme que vous avez vu une licorne ? » lui demandèrent les policiers. « Non, bien sûr, répondit le mari. La licorne est un animal mythique. » « C’est tout ce que je voulais savoir, dit le psychiatre. Emmenez-la. Monsieur, je suis désolé, mais votre femme est folle à lier. » Ils l’emmenèrent donc, toute jurante et hurlante, et l’enfermèrent dans une institution. Le mari vécut heureux pendant très longtemps.
La morale de l’histoire : gardez pour vous vos idées farfelues tant qu’elles ne sont pas au point.

lundi, septembre 25, 2017

Etre né coiffé

Etre né coiffé : avoir de la chance.



En l'occurence, ce sont les visiteurs et les habitués du musée de Bois-Jugan qui ont bien de la chance, avec cette exposition au titre humoristique "Coiffes toujours, tu m'intéresses!"

Elle rassemble, pour l'essentiel, les coiffes normandes collectionnées et restaurées par Madame Arlette Legallais-Poidvin, auxquelles s'ajoutent des pièces, vêtements ou tableaux de musées de la région.

(musée de Vire ou musée Quesnel-Morinière de Coutances)


Article de Ouest France . ici 




Les noms des coiffes, spécifique selon les localités, sont pleins de  poésie :

"Coiffe dite à pois " de Montebourg, "Volante" ou Grande volante" de Coutances, "Lys" d'Auderville, "Frégate à barbe" de la Haye-du-Puits,"Corvette" de Diélette, "Comète" de Sainte-Croix-Hague...



Les châles-tapis des Indes, les cachemires de la fin du XVIII ème  à la fin du XIX ème siècle nous font voyager.



Eh oui! de minces structures métalliques font tenir ces fines dentelles, ces rubans de tulle, petites merveilles de légèreté! 




Sur ce carré Hermès (20 ème siècle) prêté par le musée de Normandie de Vire, nous pouvons localiser les costumes et les coiffes portées au XIXème siècles dans les quatre départements normands.

Lien personnel ici /défilé de mode 


samedi, septembre 23, 2017

A la recherche de Gauguin (3)





...Si bien qu’au milieu de cet été de 1890, la pauvre petite maisonnette du Pouldu abritait sous son toit : Meyer de Haan dans la grande chambre ; Gauguin dans la chambre sur la cour, M. Sérusier dans la chambre sur la rue ; M. Filiger dans l’atelier ; la propriétaire dans le cabinet de toilette ; et la bonne dans la buvette. » 

Henri Motheré à Charles Chassé in Gauguin et le groupe de Pont-Aven : documents inédits, 1921





















jeudi, septembre 21, 2017

A la recherche de Gauguin (2)

Maquette de la buvette de la plage.
Cette petite auberge  tenue autrefois par
 Marie Henry  est devenue une maison-musée qui cultive le souvenir des peintres de Pont-Aven qui y ont logé et peint.




« ...Si bien qu’au milieu de cet été de 1890, la pauvre petite maisonnette du Pouldu abritait sous son toit : Meyer de Haan dans la grande chambre ; Gauguin dans la chambre sur la cour, M. Sérusier dans la chambre sur la rue ; M. Filiger dans l’atelier ; la propriétaire dans le cabinet de toilette ; et la bonne dans la buvette. » 

Henri Motheré à Charles Chassé in Gauguin et le groupe de Pont-Aven : documents inédits, 1921













lundi, septembre 18, 2017

A la recherche de Gauguin (1)

L'auberge de Marie Henry fut, en 1889, un lieu d'accueil  et une étape importante pour les peintres venus de Pont-Aven.
  La maison -musée de Clohars-Carnoët reconstitue la buvette de la plage, tenue par cette jeune bretonne très tôt orpheline, élevée chez les soeurs, à Quimperlé, montée à Paris puis revenue s'établir au pays à l'âge de trente ans.




L'ambiance correspondant au séjour de Gauguin (octobre 1889-novembre 1890)  est restituée par des  meubles et des objets d'époque mais aussi par  la reproduction sur les murs, les portes, sur panneaux ou sur toiles des oeuvres réalisées par Gauguin, Sérusier, Meijer de Haan  ou Charles Filiger.





La cuisine











La salle avec buvette



La salle à manger 



jeudi, septembre 14, 2017

lundi, septembre 11, 2017

Dé-livrer le courrier


   Après la boîte aux lettres aux couleurs du lac d'Annecy, envoyée par une amie, voici, de Beauvais, photographiée par Cergie, la boîte aux lettres devenue boîte à livres, boîte à lire, boîte à délires.

Lien  ici


samedi, septembre 09, 2017

Pensées de Savoie


Mon amie Anne-Marie a pensé à moi sur le bord du lac d'Annecy.

jeudi, septembre 07, 2017

Danser, chanter

 Recto, verso 





Pour Eléna Signori
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La danse de nuit

Ah, la danse ! La danse 
Qui fait battre le coeur, 
C'est la vie en cadence 
Enlacée au bonheur.

Accourez, le temps vole, 
Saluez s'il-vous-plaît, 
L'orchestre a la parole 
Et le bal est complet.

Sous la lune étoilée 
Quand brunissent les bois 
Chaque fête étoilée 
Jette lumières et voix.

Les fleurs plus embaumées 
Rêvent qu'il fait soleil 
Et nous, plus animées 
Nous n'avons pas sommeil.

Flammes et musique en tête 
Enfants ouvrez les yeux 
Et frappez à la fête 
Vos petits pieds joyeux.

Ne renvoyez personne ! 
Tout passant dansera 
Et bouquets ou couronne 
Tout danseur choisira.

Sous la nuit et ses voiles 
Que nous illuminons 
Comme un cercle d'étoiles, 
Tournons en choeur, tournons.

Ah, la danse ! La danse 
Qui fait battre le coeur, 
C'est la vie en cadence 
Enlacée au bonheur.

Poésies inédites (1860)

Marcelline Desbordes-Valmore (
née le 20 juin 1786 à Douai (Nord) et morte le 23 juillet 1859 à Paris,